Extraits du Sûtra du Lotus

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Extraits du Sûtra du Lotus

Message  Ever le Sam 12 Nov - 10:33

(Traduction d'après le Sûtra du Lotus, les Indes savantes, 2007)


Myo-ho rèn-gué kyo.
Ho bèn pon. Daï ni.
Sûtra du Lotus.
Moyens opportuns. Chapitre deux.

Ni-ji sé-sonn. Jou sann-maï. Ann-jo ni ki. Go Chari-hotsou. Cho bout tchi-é. Jinn-jinn mou-ryo. Go tchi-é monn. Nann-gué nann-nyou. Is saï cho- monn. Hyakou-chi-boutsou. Cho fou no tchi. 
A ce moment, l'honoré du monde, quittant sereinement sa samadhi, s'adressa en ces termes à Shariputra : la sagesse des bouddhas est infiniment profonde et incommensurable. La porte de cette sagesse est aussi difficile à comprendre qu'à franchir. Aucun des auditeurs ni des pratyekabuddha ne peut l'appréhender.

Cho-i cha ga. Boutsou zo chinn gonn. Hyakou sèn mann nokou. Mou-chou cho boutsou. Jinn ghyo cho boutsou. Mou-ryo do ho. You-myo cho- Jinn. Myo-cho fou monn. Jo-jou jinn-jinn. Mi-zo-ou ho. Zouï ghi cho sétsou. I-chou nann-gué.
Quelle en est la raison ? Un bouddha a personnellement assisté cent, mille, dix mille, un million, d'innombrables bouddhas, et il a poursuivis en totalité un nombre incalculable de pratiques religieuses. S'étant exercé avec vigueur, il a acquis un renom universel. Il s'est éveillé à la Loi profonde, inconnue auparavant et la prêche en accord complet avec ce qui est adéquat. Malgré cela, son intention demeure difficile à comprendre.


Chari-hotsou. Go jou jo- boutsou i raï. Chou-jou hi-you. Ko-èn gonn-kyo. Mou-chou ho-bèn. Inn-do chou-jo. Ryo ri cho jakou.
Depuis que je suis parvenu à la bouddhéité, Shariputra, j'ai largement exposé mes enseignements en m'aidant de différentes causes et de multiples paraboles et me suis servi d'innombrables moyens opportuns pour guider les êtres vivants et les inciter à renoncer à leurs attachements.


Cho-i cha ga. Nyo-raï ho-bèn. Tchi kèn hara-mitsou. Kaï i gou-sokou.
Pourquoi cela ? Parce que l'ainsi venu est en pleine possession des moyens opportuns aussi bien que de la paramita de la sagesse.

Chari-hotsou. Nyo-raï tchi-kèn. Ko daï jinn-nonn. Mou-ryo mou-gué. Riki. Mou-chou-i. zèn-jo. Gué-das sann-maï. Jinn-nyou mou-saï. Jo-jou is saï. Mi-zo-ou ho.
Shariputra, la sagesse de l'Ainsi-venu est vaste et profonde. Il est doté d'une compassion illimitée, d'une éloquence sans bornes, de force, de courage, de concentration, d'émancipation et de samadhi ; il a pénétré très avant dans l'infini et s'est éveillé à la Loi à laquelle nul n'avait encore accédé.

Chari-hotsou. Nyo-raï no. Chou-jou foun bétsou. Ghyo sés cho ho. Gonn ji nyou-nann. Ek ka chou-chinn. Chari-hotsou. Chou yo gonn chi. Mou-ryo mou-hèn. Mi-zo-ou ho. Bous chitsou jo-jou.
Shariputra, l'Ainsi-venu sait établir plusieurs sortes de distinctions et énoncer avec habilité ses enseignements. Ses paroles sont douces et gentilles et savent réjouir le cœur de ceux qui les entendent. En bref, Shariputra, le bouddha a pleinement réalisé la Loi infinie, incommensurable, jamais atteinte auparavant.

Chi Chari-hotsou. Fou chou bou sétsou. Cho-i cha ga. Bous cho jo-jou. Daï itchi ké-ou. Nann-gué chi ho.
Arrêtons-là, Shariputra, je n'en dirai pas plus. Pourquoi cela ? Parce que ce à quoi le Bouddha est parvenu, est la Loi la plus difficile à appréhender, rarissime entre toutes.

Youï boutsou yo boutsou. Naï no kou-jinn. Cho-ho jis so. Cho-i cho-ho. Nyo zé so. Nyo zé cho. Nyo zé taï. Nyo zé riki. Nyo zé sa. Nyo zé inn. Nyo zé èn. Nyo zé ka. Nyo zé ho. Nyo zé honn-mak kou-kyo to.
La véritable entité de tous les phénomènes ne peut être comprise et partagée que par des Bouddhas. Cette réalité consiste en l'apparence, la nature, l'entité, le pouvoir, l'influence, la cause inhérente, la relation, l'effet latent, l'effet manifeste et leur cohérence du début jusqu'à la fin.

Myo-ho rèn-gué kyo.
Nyo-raï jou-ryo hon. Daï jou-rokou.
Sûtra du Lotus.
La durée de la vie de l'Ainsi-venu. Chapitre seize.

Ji ga tokou bour raï. Cho kyo cho kos chou. Mou-ryo hyakou sén mann. Okou saï a-so-ghi. Jo sép po kyo-ké. Mou-chou okou chou-jo. Ryo nyou o boutsou-do. Ni-raï mou-ryo ko.
Depuis que j'ai atteint la bouddhéité, un nombre incalculable de kalpas s'est écoulé, des centaines, des milliers, des millions et des milliards d'asamkhya. Constamment, j'ai prêché la Loi, instruisant et convertissant d'innombrables millions d'êtres vivants, les faisant accéder à la voie du Bouddha, tout cela d'innombrables kalpas durant.

I do chou-jo ko. Ho-bèn guèn né-hann. Ni jitsou fou métsou-do. Jo jou chi sép po. Go jo jou o chi. I cho jinn-zou-riki. Ryo tèn-do chou-jo. Souï gonn ni fou kèn.
Pour sauver les êtres vivants, je parais entrer au nirvana, mais ce n'est qu'un moyen opportun, en vérité je n'entre pas dans l'extinction. Je suis toujours ici à prêcher la Loi. Je suis constamment là, mais grâce à mes pouvoirs transcendantaux, je fais en sorte que - dans leur égarement - les êtres vivants ne me distinguent pas, même lorsque je suis tout auprès d'eux.

Chou kèn ga métsou-do. Ko kou-yo cha-ri. Guèn kaï é rèn-bo. Ni cho katsou-go chinn. Chou-jo ki chinn-boukou. Chitchi-jiki-i nyou-nann. Is chinn yok kèn boutsou. Fou ji chakou chinn-myo. Ji ga ghyou chou so. Kou choutsou ryo-jou-sèn.
Quand la multitude réalise que je suis passé en extinction, de très loin et tous lieux des offrandes sont faites à mes reliques. Les cœurs s'emplissent d'une grande aspiration, et la soif de me contempler saisit chacun. Quand les êtres vivants sont devenus des croyants sincères, qu'ils sont honnêtes et droits, que leurs intentions sont bienveillantes et que leur seul désir et de voir le Bouddha, sans hésitation aucune, même au péril de leur vie, alors, moi-même et l'assemblée des moines apparaissons ensemble sur le pic sacré de l'Aigle.

Ga ji go chou-jo. Jo zaï chi fou-métsou. I ho-bèn rik ko. Guèn ou métsou fou métsou. Yo-kokou ou chou-jo. Kou-ghyo chinn-ghyo cha. Ga bou o hi tchou. I sétsou mou-jo ho. Nyo to fou monn chi. Tann ni ga métsou-do. Ga kèn cho chou-jo. Motsou-zaï o kou-kaï. Ko fou i guèn-chinn. Ryo go cho katsou go. Inn go chinn rèn-bo. Naï choutsou i sép po.
A ce moment, j'explique aux êtres vivants que je suis toujours là, sans jamais entrer dans l'extinction, mais que le pouvoir des moyens opportuns me permet parfois de paraître m'être éteint, à d'autres moments non, et que si dans d'autres terres se trouve des êtres vivants respectueux et sincère dans leur désir de croire, parmi eux également, j'irai prêcher la Loi inégaléé. Comme vous n'avez jamais entendu parler de cela, vous supposez donc que j'entre dans l'extinction. Quand j'observe les êtres vivants, je les vois se noyer dans un océan de souffrances ; je ne me relève donc pas à leurs yeux, afin de susciter chez eux une soif de ma présence. Puis quand ils aspirent de tout leur cœur, j'apparais enfin et prêche la Loi à leur intention.

Jinn-zou-riki nyo zé. O a-so-ghi ko. Jo zaï ryo-jou-sèn. Ghyou yo cho jou-cho. Chou-jo kèn ko jinn. Daï ka cho cho ji. Ga chi do ann-nonn. Tèn-ninn jo jou-mann. Onn-rinn cho do-kakou. Chou-jou ho cho-gonn. Ho-jou ta kè-ka. Chou-jo cho you-rakou. Cho tèn ghyakou tèn-kou. Ou mann-da-ra-ké. Sann boutsou ghyou daï-chou.
Tels sont mes pouvoirs transcendantaux. Durant des asamkhya de kalpas, j'ai constamment résidé sur le pic sacré de l'Aigle et divers autres lieux. Quand les êtres vivants sont témoins de la fin d'un kalpas et que tout se consume dans immense brasier, cette terre, qui est mienne, demeure paisible et sûre, emplie en permanence d'êtres célestes et humains. Salles et pavillons dans leurs jardins et bosquets sont ornés de diverses sortes de joyaux. Les arbres précieux regorgent de fleurs et de fruits et les êtres vivants se divertissent à leur guise. Les divinités frappent les tambours célestes faisant constamment des musiques de toutes sortes. Une pluie de fleurs de Mandarava se répand sur Bouddha et la grande assemblée.

Ga jo-do fou ki. Ni chou kèn cho jinn. Ou-fou cho kou-no. Nyo zé chitsou jou-mann. Zé cho zaï chou-jo. I akou-go inn-nèn. Ka a-so-ghi ko. Fou monn sann-bo myo.
Ma terre pure n'est pas détruite, alors que la multitude croit voir un brasier le consumer, angoisse, terreur et autres souffrances de toutes parts l'envahissent. Ces êtres vivants, au diverses offenses, en raison de causes provenant de leurs mauvaises actions, passent des asamkhya de kalpas sans entendre mentionner le nom des Trois Trésors.
Cho ou chou kou-dokou. Nyou-houa chitchi-jiki cha. Sok kaï kèn ga chinn. Zaï chi ni sép po. Houakou-ji i chi chou. Sétsou boutsou-jou mou-ryo. Kou nai kèn bous cha. I Sétsou boutsou nann tchi.
En revanche, ceux qui pratiquent les voies méritoires ont bon caractère, sont pacifiques, honnêtes et droits, me verront tous, ici, en personne, prêcher la Loi. Parfois, à l'intention de cette multitude, je qualifie la durée de la vie du Bouddha d'incommensurable, tandis que j'explique à ceux qui ne voient le Bouddha qu'après une très longue période, comme il est difficile de rencontrer le Bouddha.

Ga tchi-riki nyo zé. E-ko cho mou-ryo. Jou-myo mou-chou ko. Kou chou-go cho tokou. Nyo-to ou tchi cha. mot to chi cho ghi. To dann ryo yo jinn. Boutsou-go jip pou-ko.
Le pouvoir de la sagesse est tel que ses rayons sagaces resplendissent à l'infini. Je dois à une pratique très longue cette durée de vie d'innombrables kalpas. Vous qui êtes dotés de sagesse, n'ayez aucun doute à cet égard ! Chassez vos doutes à tout jamais, car les paroles de Bouddha sont vraies et non pas fausses.

Nyo i zèn ho-bèn. I ji o-chi ko. Jitsou zaï ni gonn chi. Mou no sék ko-mo. Ga yakou i sé bou. Kou cho kou-guèn cha.
Il est semblable à un médecin expérimenté, qui emploierait un moyen opportun pour guérir ses enfants à l'esprit égaré. Il se fait passé pour mort, bien qu'il soit vivant, sans que quiconque puisse affirmer qu'il ait menti. Je suis le père de ce monde, qui sauve ceux qui souffre et sont dans l'affliction.

I bonn-bou tèn-do. Jitsou zaï ni gonn métsou. I jo kèn ga ko. Ni cho kyo-chi chinn. Ho-itsou jakou go-yokou. Da o akou-do tchou. Ga jo tchi chou-jo. Ghyo do fou ghyo do. Zouï o cho ka do. I sés chou-jou ho.
A cause de la confusion où se trouve les gens ordinaires, alors que je suis vivant, je laisse croire que je suis entré dans l'extinction. Car s'ils me voient constamment, arrogance et égoïsme surgit dans leur esprit. Ils perdent toute retenue et s'abandonne aux cinq désirs et tombent dans les voies mauvaises de l'existence. Je distingue toujours parfaitement parmi les êtres vivants qui pratique la voie et que ne la pratique pas. Pour répondre à leurs besoins d'être sauvés, je prêches diverses doctrines à leur intention.

Maï ji sa zé nèn. I ga ryo chou-jo. Tokou nyou mou-jo do. sokou jo-jou bous chinn.
A tout moment, je m'interroge : " Comment puis-je permettre aux être vivants d'accéder à la voie inégalée et d'acquérir rapidement le corps d'un Bouddha ? ".
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